Rédaction de présentations, parcours artistiques…

Deux versions pour une même analyse : l’oeuvre d’un plasticien…

VERSION POÉTIQUE

Photographe plasticien, Christian MICHEL compose ses oeuvres tel un bâtisseur,

mêlant intuitivement les 3 conditions requises : de corps, de technique et d’idéal…

De corps, l’utilité du lieu… Construire un espace à l’histoire.

Répéter, retourner, rassembler…

Caresser les textures,

Le velours des pixels, moire ou tweed, carreaux lisses,

S’unir à l’horizon, consentir la structure.

Tout se transforme et vire, les dossiers sont d’ivoire,

Ponton devient palais, connectique un ballet et l’inversion miroir…

De technique, ingénieuse solidité… Stabiliser la surface et la fuite.

Dupliquer, détourer, fusionner…

Détailler les césures,

Le rythme dérangé, quantités, proportions…

Chercher l’originel, s’immerger dans l’Entier.

Le même fait écho, matériau du reflet,

Ombres portées graphiques qui s’étirent et s’imbriquent, et se gorgent d’effets.

D’idéal, volupté de la quête… Elever en volume le temps.

Dénoncer, rapprocher, distancier…

Témoigner du vivant,

De l’aire et du passé, réactions, composants,

Se mouvoir sur l’écran ou voyager vraiment.

Le mystère remixe, l’éphémère en Cité,

Le virtuel en céleste, la solitude au reste, l’Acte à l’Immensité…

VERSION COMMUNIQUÉ DE PRESSE JOURNALISTES

Photographe plasticien, Christian MICHEL compose ses oeuvres tel un bâtisseur,

mêlant intuitivement les 3 conditions requises : de corps, de technique et d’idéal…

De corps, tout d’abord. Ses assemblages nous proposent d’emblée un espace où il serait possible d’entrer, un lieu qui se laisse parcourir, qui abrite, qui couvre, respectant en cela l’utilitas *

et qui peut s’ouvrir sur un panorama, un paysage naturel, un intérieur profond…

Ses grands tirages se dressent comme des édifices susceptibles de contenir nos histoires personnelles. Nous ne sommes plus des spectateurs, nous sommes des visiteurs caressant les textures des murs qui s’enfuient, suivant les motifs d’une frise x fois retournée, contemplant la danse de graphismes électroniques, détaillant les répétitions équilibrées de matières… Patchwork de fragments ré-agencés, l’inversion des images nous transporte dans une sorte de palais des glaces où nous nous reconnaissons déformés, décomposés, multipliés, ailleurs…

De technique, ensuite, ingénieux impératif de firmitas *… Il s’agit d’orchestrer et de stabiliser la surface et la perspective. Christian MICHEL choisit ses matériaux, quantifie, duplique, détoure, façonne, expérimente les résistances, les vides et les proportions. Il crée le rythme avec des césures et des fusions… Et nous regardons l’ouvrage, curieux de l’emplacement de la première pierre ou irrésistiblement happés par un détail troublant, un puits, une rampe, l’eau, le ciel et les ombres portées qui s’allongent et se cassent et repoussent soudain notre regard… Contraint, hypnotisé, serein, de contempler l’oeuvre en entier.

D’idéal, enfin, condition esthétique propre à l’artiste ou venustas * de la quête…

Il s’agit de se confronter à la permanence, de tenter une représentation de l’informe, d’inventer un langage qui donnerait du volume au temps… Nous pénétrons ici le subjectif… mais la distance semble côtoyer la proximité, la solitude ou la guerre se parer d’espoir, la dénonciation de notre aire virtuelle lui concéder des pouvoirs ascensionnels et réactifs, la table de mixage du plasticien permettre le partage des écritures de la lumière… Si bien qu’ériger une cité radieuse avec les matériaux du passé et les innovations, ce serait être pleinement témoin du vivant, de la vitesse, de l’éphémère et de l’Immensité.

*Vitruve « De architetura » (utilitas : utilité, firmitas : solidité, venustas : beauté)

Exposition : Christian MICHEL « Assemblage » Photographies Du 1 Octobre au 15 Novembre 2014 à MONACO

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