Nos invités d’honneur UVDV 2016

Maurice AUDIER est issu d’une lignée de quatorze générations de jardiniers aixois qui se sont transmis un même amour de la terre et de la nature. Né à Aix-en-Provence, après des études classiques au séminaire, il choisit au lendemain de la guerre de rejoindre son père sur le domaine familial. Il subit tout d’abord les méthodes préconisées par les pouvoirs publics (pour répondre à l’insuffisance alimentaire) ; mais en 1970, conscient des limites de l’agriculture intensive et de sa dangerosité, il change son rapport à la terre et à son métier. Désormais, dans les jardins et serres de CEREPRIM, grâce à sa parfaite connaissance du milieu naturel, à ses contacts avec des scientifiques botanistes et entomologistes, il va produire autrement, et parallèlement, animé d’une opiniâtre volonté de partager ses découvertes, s’atteler à transmettre. Sa poésie caresse les mots comme ses graines, comptées, ordonnées, colorées, naturelles… capables de germer dans le coeur comme dans la terre pour peu qu’on sache respecter Nature et Création.
Maurice Audier est « Poète-paysan » mais aussi romancier, essayiste et philosophe… et a été décoré à deux reprises pour ses mérites dans le domaine agricole.

Michel CAHOUR est né à Saint-Lô ; après avoir effectué son service militaire au Laos (durant lequel il épouse une de ses élèves, une jeune Laotienne), il revient enseigner la philosophie et le français en Normandie. En 1972, il rencontre Aragon qui préface un de ses recueils « Banquises » puis il repart au Laos d’où il rapporte un témoignage et deux romans sur ce pays, écrits en collaboration avec sa femme.
Michel Cahour retourne alors à ses premières amours, la poésie et s’installe en Provence. Auteur de nombreux recueils, il a reçu le 1er Prix du Cercle Poétique Sainte-Victoire 2010, le 1er Prix de Poésie de la Société Genevoise des Écrivains, il est aussi membre d’honneur du Cercle littéraire de Budapest et ses poésies ont été traduites en hongrois. Elles touchent avec des mots simples, précis parfois durs et pénètrent le lecteur au plus profond : pouvoir des répétitions empruntées à la nature aimée comme une femme, ou à la vie livrée aux méandres du Temps.
L’auteur poète, romancier a aussi publié plusieurs nouvelles… et monte régulièrement sur les planches, en tant que comédien pour jouer par exemple « Les chaises vides », ou lors de récitals et spectacles littéraires…

Marcel DELESTRADE a baigné dans la musicalité des langues du Sud : du patois occitan, à la mélodie maternelle corse, en retenant tout d’une enfance marseillaise passée au Panier et tout de sa cour d’école à deux pas de la Vieille Charité. C’est donc à Marseille qu’il nait et passe son enfance, avant de venir enseigner à Aix-en-Provence où il vit actuellement.
Féru de lettres et de toutes les formes poétiques imaginées, il apprend, dévore, partage et voue une carrière obstinée à cette nécessité de transmission, qui le mènera jusqu’au poste de directeur dans l’Education Nationale et de délégué départemental. Marcel Delestrade intervient extérieurement auprès des écoliers et en faveur de la poésie, découvertes, lectures, ateliers… Il est capable de délivrer à un public novice un texte en langue occitane (de Max Rouquette par exemple, lors de UVDV 2013)  et de provoquer que celui-ci se laisse porter par le sens et toute la magie incluse sans autre repère.
Conjointement à ces investissements divers, sa voix de poète s’exprime au fil de la page blanche au gré de formes toujours innovantes. Il a publié deux recueils, ces dernières années et nous attendons la suite ; il est également membre du Conseil d’administration des Voix Auréliennes.

Martin PRÉVEL « est tombé du ciel en Meurthe-et-Moselle » dirons-nous, mais il vit dans les herbes et les bois, de Provence à l’heure actuelle, et depuis des lustres. Parce que dès le plus jeune âge, seule une fleur, un insecte, un brin d’herbe, bref tout ce qui constitue le monde vivant, faisait sens à ses yeux, il n’a eu de cesse que tenter de comprendre le lien qui nous attache à cette nature et pourquoi la vie des hommes s’en écartait tant. Il a donc étudié, beaucoup étudié, obtenu des diplômes, plongé dans le monde professionnel (de l’urbanisme au bureau d’études, en passant par l’entreprise et l’enseignement…). Et tout au long de ce parcours, l’agronome et architecte paysagiste s’est donné les moyens de concevoir, planifier, construire, entretenir tous les espaces susceptibles de témoigner, là au cœur de l’urbain, de cette relation si harmonieuse qu’il percevait intrinsèquement. Puis un beau jour ses livres de flore se sont mélangés avec ses livres de contes et il crée les naturonautes volubiles. Depuis 2011, notre terrien (qui se croyait jusqu’alors être un « extra-terrestre » aux yeux du monde !) cultive les ballades botaniques contées, amende les expériences festivalières alternatives, arrose les ateliers nature avec les enfants et sème des spectacles de marionnettes en maternelle.

Marc ROSS est né en Algérie et vit à Marseille depuis l’enfance lui aussi. Ce poète tout entier acquis à la Méditerranée, aime aller à la rencontre des gens, cheminer au hasard, emprunter des voies différentes pour illuminer le quotidien de passants ordinaires, bavarder, échanger. Son parcours de comédien l’a conduit à élaborer des ateliers de théâtre pour les scolaires et en milieu carcéral. Dans les années soixante-dix, il joue dans la Compagnie du Théâtre de Poche et de ce jeu sur scène, il en retient une joie : celle de lire ses textes en public, notamment chaque été, au Festival Voix Vives de Sète et au Festival de Poésie de Tolède encore de l’autre côté de l’atlantique. Voyageur sensible à l’âme des Indiens, Marc Ross peut distiller les erreurs d’un monde et les injustices, comme défendre la rive ou la pierre et « l’abeille soumise », il s’efforce de faire en sorte que la vie et l’écriture, l’homme et la nature, soient le moins possible dissociés.
L’auteur a écrit quelques recueils, de poésies mais aussi de nouvelles, dont les textes ont été publiés dans plusieurs journaux et revues, et lesquels ont étés primés à plusieurs reprises.
Il a également collaboré avec des artistes, peintres, graphistes et musiciens ; ouvertures sur d’autres arts apportant ainsi des éclairages nouveaux et élargissant les facettes de ses écrits.

Les Voies Auréliennes ont eu pour fondement quelques amies et un commun désir de créer une animation culturelle autour du livre ; elles reçoivent ainsi dès 1990, au rythme de dix rencontres par an, écrivains, journalistes, éditeurs, poètes, scientifiques ou philosophes… de proximité. L’association a réussi à fidéliser depuis vingt-six ans, un public gourmand, curieux et réceptif qui n’a cessé de les encourager. Mais les activités proposées par Les Voix Auréliennes ne s’arrêtent pas à ces seules rencontres enrichies d’images et projections ; nous retrouvons chaque mois au programme : l’apéritif littéraire animé par Michel Brun, un atelier d’écriture, d’informatique, une « invitation à la musique », une autre proposition autour des découvertes scientifiques…
Présidée par Régine Suzan, l’association soucieuse du patrimoine local, s’est donné pour but la promotion des œuvres littéraires de Marie et Joachim Gasquet, en créant en son sein un Comité éponyme. Louisette Bossi, a connu l’auteure de « Une enfance provençale » et le comité a oeuvré à la réédition de l’ouvrage de Marie Gasquet et de la biographie de « Marie et Joachim Gasquet : deux écrivains de Provence à l’épreuve du temps ». Les Voix Auréliennes défendent également diverses initiatives, elles ont ainsi soutenu les ateliers de poésie proposés aux enfants, en amont de l’événement UVDV 2013 et  ne cesse de contribuer à l’émergence de programmes à Fontlaure (positionnement de la représentation du Sel au Nid en 2015).

Le Sel au Nid Théâtre est le fruit d’une passion, celle d’un professeur à la faculté d’Aix-en-Provence pour la littérature, les auteurs du XXème et l’adaptation théâtrale. L’écrivain et Docteur Es Lettres André Not, Vice-président de l’Association internationale des amis de Georges Bernanos s’est alors « associé » pour favoriser la pratique du théâtre amateur autour de Célony, en créant Le Sel au Nid en 2006.
Et depuis ils répètent et se produisent ! Quand André Not adapte, Martine Bernard réalise les mises en scènes. En 2011, c’est la pièce « Faut pas payer », de Dario Fo, en 2013  « La Terre des folles » de Laurence Cossé proposée dans le cadre de l’événement « Jean des Fontaines »  de l’association Les Z’É, à Eguilles.
Nous avons retrouvé la Compagnie, en juillet dernier, pour « Songe d’une nuit d’été » de Shakespeare au Domaine de Fontlaure. A cette occasion, la douzaine d’acteurs présents a comme d’habitude conquis le public : de la tonitruante voix d’Obéron, aux extravagances de Puk, en passant par les fées pourvues de costumes excentriques et colorés, tout était signé par un long travail préparatoire et leur vraie joie de jouer tous ensemble. La collecte au chapeau de leurs représentations est reversée au profit d’associations dont Le Pont Cedek qui apporte son aide au Bénin. La troupe monte actuellement une nouvelle pièce, nous aurons la joie de les retrouver à Fontlaure, en 2017…

L’Harmonie Municipale d’Eguilles est née salle Mistral, lors d’une réunion initiée par Daniel Suzan (1er adjoint au maire d’Eguilles) et Régine Dyjak (adjointe à la culture) ; douze musiciens étaient réunis ce jour là et les répétitions allaient pouvoir commencer.
Composée à l’heure actuelle de trente-et-un musiciens, la toute jeune équipe a d’abord bénéficié du précieux renfort de l’Harmonie Aixoise avec les clarinettistes Pierre Davin et Christine Chenel, puis a connu des moments difficiles (malheureux départs, effectifs amoindris et nombreux changements de chefs) mais aussi des « naissances » (création d’un big bang au sein de la formation qui deviendra le big-bang 13). En 2011, la baguette de chef revient à Bernard Poloméni, le répertoire évolue fidélisant dans la bonne humeur pratiquants et auditeurs.
En novembre 2016, l’Harmonie d’Eguilles, présidée par le graphiste, éditeur et romancier Michel Brun, fêtera ses vingt ans et peut être fière d’un pari gagné : « jouer ensemble et se produire, pour le plaisir de tous ».

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